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[Coronavirus et Prévention] Que faire en cas de suspicion de Covid-19 au travail ?

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[Coronavirus et Prévention] Que faire en cas de suspicion de Covid-19 au travail ?
L’épidémie de Covid-19 n’est pas encore enrayée, le virus circule encore parmi la population. C’est pourquoi, nous devons rester vigilants et respecter les mesures barrières dans notre vie personnelle, mais aussi dans notre vie professionnelle. Nous vous expliquons ici, en tant qu’employeur, comment réagir et amener ses agents à réagir face à cette maladie.

 
 
 
 
 
 
 

 

Quels sont les symptômes de la Covid-19 ?

Rappel des signes évocateurs de la maladie :

  • température supérieure à 38° (ou sensation de fièvre sans température, mais frissons et sueurs),
  • signes respiratoires : toux, essoufflement, oppression thoracique, augmentation de la fréquence respiratoire,
  • signes associés dans certains cas : maux de tête, maux de gorge et des douleurs musculaires,
  • d’autres signes existent, mais sont plus rares et moins spécifiques, et peuvent-être confondus avec d’autres maladies : perte de gout, de l’odorat, diarrhée.

Le site internet https://maladiecoronavirus.fr, référencé par le Ministère de la Santé et des Solidarités, est destiné à réaliser soi-même une auto-évaluation régulière qui permet d’identifier des signes précurseurs d’un état symptomatique. Si les symptômes s’amplifient, se rapprocher de son médecin traitant.

 

Que faire si un agent présente des symptômes de Covid-19 ?

Le Ministère du Travail a édité une fiche dédiée à la Conduite à tenir en entreprise en cas de suspicion de Covid-19 (Ministère du Travail, 7 mai 2020). La démarche est la même dans les collectivités territoriales.

  • Mesures immédiates :
    • Appliquez immédiatement des mesures barrières strictes (gardez une distance de 1 mètre avec cette personne et portez un masque)
    • Faites porter à la personne symptomatique un masque.
    • Isolez la personne dans un espace séparé et sous la surveillance d’un Sauveteur Secouriste du Travail (SST) porteur d’un masque.
    • En cas de symptômes graves (détresse respiratoire, forte température, altération de l’état de conscience), contactez le SAMU au 15 et suivez les indications.
    • En l’absence de signes de détresse, organisez le retour à domicile de la personne symptomatique en évitant les transports en commun, avec la consigne de contacter son médecin traitant au plus tôt.
    • Avant de se laver les mains, la personne qui a porté assistance se déséquipe, en veillant à jeter dans un sac plastique étanche ses équipements jetables ou à assurer le lavage de ses équipements réutilisables.
  • Dans un second temps :
    • Faites prévenir le supérieur hiérarchique de l’agent.
    • Tracez l’historique de cette suspicion dans le registre de Santé et de Sécurité au travail.
    • Balisez la zone d’isolement et la zone de travail de l’agent.
    • Retracez le parcours de la personne symptomatique, afin de lister toutes les personnes qui, dans le cadre professionnel, ont côtoyé en contact étroit la personne suspectée, à partir de 24h précédant l’apparition de ses symptômes. Ce rôle d’identification doit être confié de préférence à son supérieur hiérarchique et à l’assistant de prévention de la collectivité. Par la suite, si le cas Covid-19 est confirmé, c’est la direction qui se chargera de prévenir les collaborateurs qui auraient été en contact étroit.

Tant que le cas Covid-19 n’est pas confirmé, l’application stricte par la collectivité et par les agents des mesures barrières conformément au socle du déconfinement est là pour assurer la protection des personnes environnantes dans le cadre de leur travail.

 

Que faire si le cas Covid-19 est confirmé ?

La collectivité doit mettre en œuvre la désinfection de la zone d’isolement et des équipements potentiellement contaminés dans la zone de travail de l’agent infecté, par une personne équipée au minimum d’une blouse, d’un masque et de gants ; à défaut le local doit être condamné pendant au moins 72h puis aéré pendant au moins 2h avant de procéder au nettoyage habituel.

Pour les cas contact étroit professionnels, la collectivité doit les prévenir et également envisager une mise en quatorzaine (pendant 14 jours à compter de la date du dernier contact avec le cas confirmé) en privilégiant le télétravail.

 

Que faire pour un agent considéré comme étant « cas contact étroit » ?

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) définit le « cas contact étroit » de la manière suivante : « Un cas contact étroit est une personne qui, à partir de 24h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé, a partagé le même lieu de vie ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre et pendant plus de 15 minutes, en l’absence de moyens de protection adéquats. »

  • Dans le cadre professionnel, la collectivité doit donc prendre contact avec les personnes concernées, afin :
    • de les prévenir d’une potentielle infection,
    • d’évaluer le risque réel de transmission de la maladie à partir de la personne symptomatique,
    • de diffuser des consignes de vigilance et de les inviter à l’auto-surveillance médicale (questionnaire d’auto-évaluation ou évaluation sur le site https://maladiecoronavirus.fr),
    • de leur expliquer que, si des signes évocateurs de Covid-19 apparaissent, elles devront consulter leur médecin traitant et prévenir leur collectivité,
    • de tenter de les rassurer dans cette situation d’inquiétude potentielle,
    • de mettre en place avec elles des mesures de précaution au cas par cas (ex: télétravail, isolement).
  • Dans un contexte extra-professionnel, si un agent a été en contact étroit avec une personne malade confirmée (ex : contact avec un conjoint infecté), l’agent doit prendre contact rapidement avec sa collectivité pour envisager ensemble les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place. En l’absence de solution de télétravail, l’agent doit prendre contact avec son médecin traitant qui pourra prescrire un arrêt de travail s’il l’estime nécessaire.

 

Et quoi faire dans l’école communale ?

Le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse a édité dans son protocole sanitaire une fiche dédiée à la gestion d’un cas Covid-19 à l’école (Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse, 29 avril 2020).

 

La collectivité peut-elle organiser un dépistage collectif ?

L’employeur ne peut pas prendre de mesures qui porteraient atteinte au respect de la vie privée de leurs travailleurs ou visiteurs, en particulier collecter des données de santé « qui iraient au-delà de la gestion des suspicions d’exposition » au coronavirus. A ce titre, le relevé de température, l’installation de caméras thermiques ou la réalisation de tests de dépistage sont interdits pour l’employeur.

De son côté, l’employé doit prendre soin de sa santé et de sa sécurité, ainsi que de celles des personnes avec qui il pourrait être en contact à l’occasion de son activité professionnelle (art. L4122-1 du code du travail). Par conséquent, en cas de contamination ou suspicion de contamination, le travailleur doit, à chaque fois qu’il a pu exposer une partie de ses collègues au virus, informer son employeur. L’objectif est de permettre à l’employeur d’adapter les conditions de travail afin de limiter la propagation du virus et d’assurer en toute sécurité la reprise des activités.

Il revient donc à la collectivité de communiquer avec suffisamment d’insistance auprès de ses agents, pour que tous ceux qui estiment que leur état de santé entraîne un risque plus important face à la Covid-19 se rapprochent de leur médecin traitant.

Pour plus de détails : Communication détaillée de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL)

 

Comment sensibiliser les agents à l’auto-surveillance ?

Un agent souffrant est parfois tenté de venir malade au bureau. Vous trouverez ci-après 2 documents qui peuvent être diffusés dans les collectivités, afin de sensibiliser les agents à l’importance de s’auto-surveiller durant cette crise sanitaire et de consulter son médecin traitant :

Par ailleurs, en cas de symptômes évocateurs de Covid-19 survenant sur le lieu de travail, l’organisation de la prise en charge de l’agent doit être mise en œuvre selon des consignes préalablement établies. La marche à suivre doit être communiquée à tous les agents. En effet, afin de contribuer à la gestion de cette crise, les agents doivent savoir réagir lors de la présence d’un cas suspect de Covid-19.

 

Le service PHS à vos côtés

Le service Prévention Hygiène Sécurité (PHS) du CDG88 reste disponible durant cette crise sanitaire. Céline, Quentin et Patricia continuent de répondre aux interrogations des collectivités territoriales vosgiennes.

Pour joindre ce service, rien de plus simple : par mail à prevention@cdg88.fr ou par téléphone au 03 29 35 77 21

 

Actualités Coronavirus et Prévention

Le protocole national de déconfinement du Ministère du Travail a été mis à jour le 24 juin 2020 pour la 3ème phase de déconfinement.

N’hésitez pas à consulter notre page « Coronavirus et Prévention » mise à jour régulièrement.

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